jeudi 19 juin 2008

Le camping suite

Quand tout à coup, grâce à sa vue d'aigle, il aperçut un vieil homme au loin. IL se tenait voûté. Pierre lui fit signe de s'arrêter.
- Bonsoir monsieur, cria t-il, comme si l'homme était sourd.Il ne répondit pas. Pierre enchaîna :
- Excusez-moi de vous déranger, mais j'aimerais savoir si je suis sur la route qui mène au camping de l'étoile bleue?

En entendant le nom du camping l'homme prit peur et s'en alla.
Pierre se demanda pourquoi le vieillard avait eu cette réaction par rapport au camping. Il pensait:
- Je n'aurais peut-être pas dû choisir ce camping là. Car si cette personne du troisième âge paraissait effrayée, c'est sûrement qu'il a dû se passer des choses étranges.

Après cette fuite incompréhensible, Pierre décida de poursuivre son chemin.
Mais à peine avait-il eu le temps de desserrer le frein à main que sa voiture cala. Quand il remit le contact, l'écran du GPS se brouilla. Son seul outil d'orientation ne fonctionnait plus, et dire qu'il devrait déjà profiter du confort de son bungalow depuis une heure.
Ce voyage qui devait être un bonheur, devenait un désastre.

Tout à coup une goutte tomba sur son pare-brise, puis une autre goutte, puis encore une autre, et de plus en plus fort, au point qu'il ne vit plus très bien. Cette averse était devenue tellement puissante que sa visibilité devint nulle. De plus le mélange de la terre et de l'eau rendirent le chemin impraticable. Il entreprit de s'arrêter. Pierre alla se garer.
Il n'était pas du tout rassuré car il se trouvait dans un chemin forestier et il se disait, paniqué:
- Si par malheur, un arbre tombe sur ma voiture, je ..., je suis... mort! En plus il n'y aura personne pour me sortir de là, murmura-t-il effondré.

Soudain un éclair illumina le ciel et un orage gronda. Inquiet, il calcula la durée entre l'éclair et le tonnerre pour savoir où se situait l'orage. Celui-ci se rapprochait de plus en plus, ce qui rendit Pierre de plus en plus angoissé. Ses vacances tant attendues tournaient au cauchemar. Chaque bruit le faisait sursauter, que ce soit le craquement des branches, le ululement des chouettes... Et sa peur amplifiait tous les évènements extérieurs. Il ne voulait pas s'endormir avant que cet orage ne soit fini.
mais au bout de quelques heures, la fatigue l'emporta et il s'endormit.

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