jeudi 19 juin 2008

Le camping







Pierre s'arrêta à un péage routier, et donna les cinq euros vingt à la demoiselle. Il repartir plein gaz, sur l'autoroute du soleil. Pierre était aux anges; il n'avait pas eu de bouchon depuis son départ, sa nouvelle voiture, l'Opel Mériva (avec son GPS offert) fonctionnait à merveille. Il écoutait Radio-Trafic qui lui annonçait les prévisions météorologiques pour l'autoroute sur laquelle il roulait. Le temps devait rester satisfaisant jusqu'en fin de journée. La température n'était ni trop chaude, ni trop froide et le soleil brillait. La visibilité était propice à son voyage. Toutes les conditions étaient réunies pour que ce dernier voyage soit un vrai plaisir. Au volant, en pensant à son séjour, Pierre se laissa aller à la rêverie. Il s'imaginait dans le sublime camping qu'il avait réservé. c'était l'idéal pour lui. Il possédait un terrain de tennis, à son grand bonheur, une immense piscine, au bord de la mer et un bungalow. Cette habitation contenait une chambre confortable, une
salle de bains, des toilettes, une petite terrasse et une cuisine parfaitement équipée.

Soudain la voix mécanique du système de navigation lui annonça :
- Prenez la prochaine route sur votre droite.

Il la suivit, et arriva sur une bretelle d'autoroute.
Au fur et à mesure qu'il avançait le temps se dégradait. Les nuages masquaient peu à peu le soleil, puis le vent fit son apparition. Il jeta un coup d'œil sur son GPS. L''écran affichait le nombre de kilomètres restants avant son arrivée au camping. Il aperçut au loin un rond-point que son navigateur ne lui avait pas indiqué. Surpris, il décida tout de même de continuer sa route. Lorsqu'il fut arrivé au carrefour des Goli, son appareil lui mentionna une petite route campagnarde. Pierre s'y engagea avec un peu de crainte, cependant un panneau indicatif le rassura. On pouvait lire : "camping l'étoile bleue 5 km".
- Cinq kilomètres, il reste cinq kilomètres, dit-il réjoui.

Après deux kilomètres, son navigateur lui désigna de prendre un deuxième chemin forestier. Il était cinq heures et il n'était toujours pas sorti de ce dernier. Il décida donc d'appeler le camping. Il composa le numéro de l'étoile bleue.
Mais il ne put le joindre parce qu'il n'avait pas de réseau, et angoissé, il continua sa route.

Il pensait être seul, perdu. A l'extérieur de sa voiture, il ne pouvait pas distinguer autre chose que des arbres majestueux et l'éclairage de ses codes.
Il s'inquiétait et commençait à paniquer.
- Personne en vue, personne! dit-il d'un ton désespéré.

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